Vous vous souvenez de la rouquine de l'île de Gilligan (Les Joyeux Naufragés) ou de celle des Spice Girls ? Quel est le lien avec le gingembre, me direz-vous ? Les deux s'appellent Ginger ! On dit des femmes rousses qu'elles ont les cheveux « ginger » et un tempérament fougueux. Être « gingery », c'est être plein de vie. J'aime particulièrement cette expression au printemps, quand nos batteries sont presque à plat. Pour mettre du piquant dans notre vie, le gingembre n'a pas son pareil.
On ne parle pas d'une nouvelle tendance, mais plutôt d'un des secrets culinaires les mieux gardés. En Jamaïque, le gingembre fait partie de la vie quotidienne. Mais au Québec, on ne vient pas au monde avec un rhizome de gingembre entre les mains. Découvrir le gingembre, c'est comme découvrir l'amour. Après y avoir goûté, la vie n'est plus jamais la même. Frais et piquant, entre le poivre et le citron, il excite le goût, tonifie la cuisine et fait durer le plaisir. Pas surprenant qu'on lui ait prêté des vertus aphrodisiaques.
Choisir son gingembre
Bien qu'il soit originaire d'Asie du Sud-Est, le zingiber officinale est cultivé dans la plupart des pays tropicaux. Bien des amateurs diront que le gingembre de la Jamaïque est le meilleur. Il faut le choisir à la peau fine et ferme. Lorsqu'il est moins frais, il est moins juteux, plus fibreux, d'apparence ratatinée. Sa peau a aussi tendance à être plus épaisse et à adhérer davantage au rhizome.
Si vous voulez gratter ou peler le gingembre, choisissez si possible des rhizomes qui n'ont pas l'air trop torturés. Il se vend sur le marché de petites râpes à gingembre en porcelaine. Personnellement, je n'utilise plus la mienne parce que je la trouve plus décorative qu'efficace. Utilisez simplement une râpe à fromage fine. De cette façon, le jus reste dans les fibres.
Par Ricardo







