Notre grand quiz des fêtes sur l'alcool

Par Hélène Laurendeau Mis en ligne le 19 octobre 2015 5 stars (2)
Notre grand quiz des fêtes sur l'alcool

Ah ! Les fêtes. Toutes les occasions sont bonnes pour trinquer. Le hic, c’est qu’on entend toutes sortes de rumeurs sur le sujet. Pour que les fêtes ne riment pas avec mal de tête, on teste nos connaissances.

Question 1

Un petit verre à shooter de 45 ml (1 ½ oz) de vodka contient autant d’alcool qu’une bouteille de bière (5 %).

A /
Vrai
B /
Faux

Réponse A/ Peu importe qu’on sirote cette quantité de vodka pure ou qu’on l’allonge dans un cocktail, celle-ci équivaut à une consommation standard. L’impression que le fort « cogne davantage » survient lorsqu’on avale l’alcool rapidement (« calage ») et successivement (shooters). Que l’on boive un petit shooter ou une bouteille de bière, on ingère la même quantité d’alcool, sans en ressentir immédiatement tous les effets.

Question 2

Une bouteille de bière (340 ml) à 10 % d’alcool correspond à :

A /
1 consommation
B /
2 consommations
C /
3 consommations

Réponse B/ On calcule une consommation en fonction de la capacité du contenant, mais aussi de la quantité d’alcool exprimée en pourcentage sur l’étiquette. Par exemple, une bouteille de bière (340 ml) à 5 % d’alcool représente une consommation standard. Plus le pourcentage augmente, moins la portion est généreuse : à 6 % (280 ml), à 7 % (240 ml), à 8 % (212 ml), etc. Suivant cette logique, une bouteille à 10 % compte donc pour 2 consommations. Notre conseil : regardez bien l’étiquette de votre bouteille, puisque le pourcentage d’alcool peut varier considérablement… et vous tomber plus vite dans les jambes.

Question 3

Pourquoi le champagne nous monte-t-il plus vite à la tête que le vin ?

A /
Il renferme plus d’alcool.
B /
Il est pétillant, ce qui masque le goût de l’alcool et nous encourage à boire davantage.
C /
Il contient du gaz carbonique, ce qui accélère l’absorption de l’alcool.

Réponse C/ Le gaz carbonique présent dans le champagne, la bière et les cocktails pétillants exerce une pression dans l’estomac. Cela fait en sorte que, lors de la digestion, l’estomac se vide plus rapidement vers l’intestin, accélérant le passage de l’alcool vers le sang. Plus la boisson contient d’alcool, plus on ressent vite ses effets. Voilà pourquoi le champagne (environ 12 % d’alcool) monte aussi plus vite à la tête que la bière (entre 5 et 8 %), même si d’autres facteurs, comme l’accoutumance, l’âge et le sexe, influencent aussi la vitesse d’absorption de l’alcool.

Question 4

Pourquoi certaines personnes ont-elles mal à la tête en buvant du vin rouge ?

A /
Elles tolèrent moins bien certaines substances qu’il contient.
B /
Elles n’y sont simplement pas habituées, c’est une question d’accoutumance.
C /
Elles boivent de la piquette : les vins plus coûteux ne donnent jamais mal à la tête.

Réponse A/ Si l’on ressent un inconfort une heure après avoir consommé du vin, ce n’est pas à cause de l’alcool, mais probablement à cause d’autres composés que l’on trouve dans les boissons alcoolisées colorées (comme le vin rouge, mais aussi le whisky, le rhum ambré et le cognac). Certaines personnes auraient plus de difficulté à éliminer l’histamine, un acide aminé présent en grande quantité dans le vin rouge, et que l’on trouve aussi dans le chocolat, les fromages comme le roquefort et certains gibiers. D’autres toléreraient mal les sulfites, un agent de conservation commun dans l’univers viticole, qu’on utilise parfois en plus grande quantité dans certains vins (oui, ceux de piètre qualité, mais d’autres aussi). À ce jour, plusieurs substances sont mises en cause, mais il est encore difficile de désigner un seul coupable. Chaque personne aurait son propre niveau de sensibilité à ces divers composés. Pour trouver les alcools qui nous conviennent mieux, le seul moyen est d’en tester. Quelle torture !

Question 5

Parmi ces stratégies, laquelle ralentira le plus efficacement l’effet de l’alcool ?

A /
Avaler une cuillère d’huile d’olive avant de boire pour tapisser l’estomac.
B /
Grignoter toute la soirée : arachides, bretzels, croustilles…
C /
Savourer notre boisson avec un repas.

Réponse C/ Si l’on ne veut pas que notre tête tourne trop vite en buvant, il n’y a qu’un seul moyen : on évite de boire l’estomac vide. Pour deux raisons : 1) l’alcool passe directement à travers les parois de l’estomac vers le sang, tandis que les autres nutriments sont tous absorbés au niveau de l’intestin ; 2) la nourriture sert d’obstacle à cette absorption. En outre, on se tient loin des grignotines salées qui donnent soif et incitent à boire davantage. L’idéal est de manger un vrai repas auquel se mélange l’alcool. Le contenu de l’estomac sera alors relâché progressivement dans l’intestin, où l’alcool sera assimilé en 90 minutes, soit trois fois plus lentement que dans un estomac vide.

Question 6

Quelle est la meilleure façon de combattre un « lendemain de veille » ?

A /
Boire une petite bière au réveil.
B /
Boire de l’eau, manger un déjeuner léger et se reposer.
C /
Gober deux comprimés d’acétaminophène avant d’aller se coucher.

Réponse B/ La gueule de bois, ou « veisalgie » dans le jargon médical, survient environ 8 à 12 heures après notre dernier verre et dure rarement plus de 24 heures. C’est la période où le taux sanguin d’alcool commence sa descente. Comment y remédier ? Surtout pas en consommant de l’alcool. Après quelques heures, on sentira les mêmes symptômes… Prendre de l’acétaminophène au réveil peut aider à gérer certains symptômes, mais il n’est pas recommandé d’en prendre au coucher, encore en état d’ébriété. Comme ce médicament est traité par le foie, il vaut mieux attendre que celui-ci ait terminé de métaboliser l’alcool dans le sang avant de lui demander un effort supplémentaire. En outre, le comprimé peut irriter un estomac déjà mal en point. Un déjeuner lourd et gras, dur pour la digestion, pourrait aussi attirer plus de malaises gastro-intestinaux. La seule véritable solution reste de prendre son mal en patience, de s’hydrater et de manger légèrement, selon son confort.

Question 7

Quelle est la méthode la plus efficacepour dégriser ?

A /
Boire coup sur coup deux grandes tasses de café noir pour se réveiller, car la caféine rend plus alerte.
B /
Marcher ou courir au grand air, car on élimine l’alcool plus vite quand on est actif.
C /
Boire beaucoup d’eau, car cela permet de diluer l’alcool dans le sang et accélérer son évacuation par l’urine.
D /
Prendre son mal en patience.

Réponse D/ Le gros du travail pour éliminer l’alcool, c’est le foie qui s’en occupe. À lui seul, il métabolise 90 % de l’alcool ingéré. Inutile de s’essouffler à faire de l’exercice pour dégriser : il ne travaillera pas plus vite. On proscrit aussi la combinaison alcool-caféine. Certes, la caféine peut aider à nous sentir plus alerte, mais elle ne rétablit aucunement nos facultés affaiblies. Au contraire, consommer du café ou des boissons énergisantes en état d’ébriété peut nous donner la fausse impression d’être en maîtrise de nos capacités. Bref, la seule et unique manière de dégriser reste de laisser au foie le temps de faire son travail. Et il en a plein les bras !

Question 8

est-il vrai que je ne suis pas responsable des actions d’une personne en état d’ébriété qui quitte un souper de noël ou un réveillon tenu chez moi ?

A /
Vrai
B /
Faux

Réponse A, mais…/ Peu importe la situation, quelqu’un peut intenter une poursuite au civil contre vous. « Cependant, cette personne a le fardeau de démontrer la faute », souligne Me Évelyne Verrier, du cabinet d’avocats Lavery. « À ce jour, et selon la jurisprudence, il est très difficile de démontrer la faute d’un(e) hôte social(e) qui reçoit et sert de l’alcool durant un souper de Noël ou un réveillon chez lui. Il pourrait être tenu responsable si le réclamant réussit à démontrer que l’hôte pouvait prévoir l’état d’ivresse de l’invité et ses conséquences. Par exemple, vous savez qu’un de vos convives a tendance à se bagarrer lorsqu’il boit. Vous pourriez être fautif si l’on réussit à prouver que 1) vous étiez en mesure de prévoir son état d’ébriété et 2) vous aviez connaissance qu’il blesserait une autre personne dans une bagarre par la suite. Encore faut-il que le requérant en fasse la preuve. »

Hélène Laurendeau

Hélène Laurendeau

Passionnée d’alimentation, de santé et de voyages gourmands, Hélène adore partager ses trouvailles avec le grand public. Diplômée en nutrition (Université de Montréal) et en épidémiologie (McGill), elle est active dans les médias depuis plus de 25 ans. À la télévision, elle fait équipe avec Ricardo depuis 2005 pour vulgariser ses connaissances avec la bonne humeur qu’on lui connaît. À la radio, Hélène collabore aussi chaque jeudi à l’émission Bien dans son assiette (Ici Radio-Canada Première). On peut également la lire dans le magazine Ricardo. Pour suivre Hélène sur les réseaux sociaux :
Twitter : @Hlne_Laurendeau
Facebook : Hélène Laurendeau Nutritionniste

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