La canneberge, un succès juteux!

Mis en ligne le 11 août 2016 0 star (0)
La canneberge, un succès juteux! | Chronique | RICARDO

Jusqu’à récemment, elle ne servait qu’à accompagner la dinde du temps des fêtes. Aujourd’hui, la canneberge fait partie de notre alimentation régulière. Ses innombrables vertus n’ont pas toutes fait l’objet d’une démonstration scientifique, certes, mais l’engouement du public pour une saine alimentation a provoqué une demande sans précédent.

La culture commerciale de l'atoca a débuté il y a environ 150 ans dans la région de Cape Cod, au Massachusetts. Chez nous, la première atocatière a vu le jour dans les années 40, mais son essor a été favorisé dans les années 90 par le dynamisme de Marc Bieler, propriétaire de l'entreprise Atoka, à Manseau, le plus important transformateur au Québec. À cette époque, on ne comptait que trois producteurs dans la province.

Environ 25% de la production québécoise provient de l'entreprise des Bieler qui sont aussi propriétaires de la plus grande atocatière au monde. La famille fait surtout affaire avec le secteur industriel alors que deux autres transformateurs, la Maison Bergevin et Fruits d'Or, destinent leurs produits principalement au marché de détail. Fruits d'Or se spécialise notamment dans la canneberge biologique, le Québec étant le leader mondial dans ce domaine. Par ailleurs, la plus importante firme de transformation sur le continent est la coopérative américaine Ocean Spray qui regroupe pas moins de 600 producteurs, dont certains du Québec.

Atoca, canneberge, cranberry

On ignore toujours l'origine du terme canneberge même si son utilisation remonte aux années 1600. À première vue, toutefois, il pourrait avoir une signification similaire à l'appellation anglaise de cranberry. Par sa forme, la délicate fleur de la canneberge rappelait aux colons de la Nouvelle-Angleterre la tête de la grue du Cananda, sandhill crane en anglais, d'où le joli cranberry. Quant à l'expression québécoise atocas, elle serait originaire des termes atoca ou toca qui nous viennent du vocabulaire iroquois et huron. Les Algonquins du Wisconsin parlaient aussi d'atoquas. D'ailleurs, la plante était largement utilisée chez les peuples amérindiens dans l'alimentation ou encore pour teindre vêtements et couvertures.

Une récolte spectaculaire

C'est pour protéger les plants des grands froids et assurer une récolte commerciale que les champs sont innondés dès que la froidure hivernale s'annonce. Les plants sont ainsi recouverts d'environ 15cm d'eau qui gèlera rapidement. Ensuite, la couche inférieure de la plantation est drainée pour éviter que les racines ne s'asphyxient. La plante passe donc l'hiver dans la glace ce qui stabilise la température ambiante, en plus de protéger les stolons du vent.

Tous les trois ou quatre ans, on profite aussi du dégel hivernal pour étendre 2cm de sable sur la glace. En se déposant par la suite sur les plants, le sable élimine une foule d'insectes nuisibles et oblige la plante à se régénérer, une condition essentielle pour de futures bonnes récoltes.

Même si la canneberge est une plante de marais, elle ne pousse pas dans l'eau contrairement à une croyance populaire, sans doute attribuable aux nombreuses photos prises durant la récolte qui, elle, nécessite des quantités considérables d'eau, les fruits flottant à la surface des champs innondés pour faciliter la cueillette. Aujourd'hui, cette eau est entièrement recyclée et entreposée pour être utilisée ultérieurement.

Évaluer cet article

Connectez-vous pour évaluer cet article et pour écrire vos commentaires!

Connexion

Vous n'êtes pas membre de ricardocuisine.com? Inscrivez-vous dès aujourd'hui!

En raison d’un nombre important de questions, nous ne pouvons malheureusement répondre à tous. Visitez notre Foire aux questions qui regorge d’informations utiles. Merci de votre enthousiasme pour la cuisine de RICARDO!

Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires.

Votre commentaire doit se conformer à notre nétiquette.

512 caractères maximum