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Tout ce qu’il faut savoir pour être un·e pro du bio

On a beaucoup entendu parler du bio, ces dernières années. Si plusieurs font le choix d’intégrer à leurs repas des aliments biologiques pour se maintenir en bonne santé, d’autres le font pour des valeurs sociales, environnementales ou pour l’économie locale. En collaboration avec le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants et Aliments du Québec Bio, voici des conseils et des informations utiles pour mieux comprendre les aliments bio.

Le bio bien expliqué

On se demande parfois quelle est la différence entre une tomate biologique et une autre qui provient de l’agriculture conventionnelle. Même si les deux se ressemblent de l’extérieur, la façon de les faire pousser est bien différente.

En culture bio, on ne peut pas utiliser des pesticides ou des engrais de synthèse, ni de boue d’épuration ou de semences issues d’organismes génétiquement modifiés. Cela s’applique également à l’élevage biologique et aux produits transformés, où les antibiotiques, les hormones de croissance et les produits de synthèse sont prohibés. Il va de soi que, pour les producteurs, tout ça demande une expertise particulière et beaucoup de rigueur.

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Une appellation réservée

Ne se dit pas bio qui le souhaite. Mais ceux qui ont passé haut la main le processus de certification peuvent apposer fièrement sur leurs emballages les appellations réservées comme le biologique. Et si en plus on privilégie l’agriculture de proximité, on peut se tourner vers un produit d’ici, qui offre aux consommateurs une double garantie de qualité et d’origine.

Reconnaître si c’est bio comme un pro

Pour savoir si un aliment est bio, on peut s’aider des logos (ils ne sont pas obligatoires mais facilitants) et des mentions apposées sur les emballages, qui sont facilement identifiables pour les consommateurs. Par exemple, le logo «Bio Canada» nous assure que l’aliment est composé de 95% d’ingrédients biologiques et plus, peu importe sa provenance. Les logos «Aliments du Québec bio» et «Aliments préparés au Québec», eux, sont doublement pertinents puisqu’ils ne sont réservés qu’aux aliments qui ont été produits ici.

Et si on voit les termes «organique», «cultivé biologiquement», «élevé biologiquement» ou «produit biologiquement», c’est tout aussi rassurant!

Conserver l’authenticité

Faire la transition ou démarrer la production d’un aliment biologique ne se fait pas du jour au lendemain. Tous les producteurs doivent passer par un long processus d’une durée de plusieurs mois (jusqu’à 15 mois), en respectant plusieurs étapes pour y arriver. Au fil d’arrivée, ils recevront la visite de l’un des six organismes certificateurs au Québec, qui ont le pouvoir décisionnel d’attribuer ou non la certification biologique.

Et si on pense que ça se termine là, on sera surpris d’apprendre qu’il y aura une surveillance assidue et des visites régulières chaque année pour s’assurer de conserver l’authenticité de l’appellation.

L’agriculture bio, meilleure pour la santé de notre planète?

Un nombre croissant d’études scientifiques soulignent très bien que l’agriculture conventionnelle demande une quantité colossale de ressources naturelles. En réponse à ce problème, l’agriculture biologique vient s’imposer. Meilleure fertilité des sols, moindre pollution de l’eau, réduction de l’érosion et meilleure efficacité énergétique, ses multiples bienfaits sont concrets. Le bio est donc une solution à ne pas prendre à la légère quand on parle de la santé de notre planète.

Le prix de la qualité

Le travail supplémentaire qui incombe aux producteurs explique en partie pourquoi manger bio coûte plus cher. Mais si le prix pouvait être un frein à l’achat d’aliments qui portent l’appellation biologique, on sera heureux d’apprendre que c’est de moins en moins le cas aujourd’hui. L’intérêt face au bio, autant au niveau de l’offre que de la demande, a permis de faire chuter les écarts de prix.

Manger bio à petit prix?

Plusieurs aliments produits au Québec et certifiés bio réussissent à se démarquer par leur accessibilité, et ce, à l’année. Pour se faciliter la vie en épicerie, on recherche le logo Aliments du Québec Bio ou Aliments préparés au Québec bio. On n’a qu’à penser au lait, aux œufs, à la laitue et aux pommes de terre, dont la version certifiée bio n’est pas toujours plus chère grâce aux rabais hebdomadaires. Si on mange peu de viande, on peut la choisir bio et adopter la devise du «moins, mais mieux». Et pour faire de bonnes affaires, on réserve notre panier de légumes biologiques en été.

Si c’est bio, c’est bio!

L’appellation biologique au Québec est le fruit d’une riche expertise qui s’est développée au fil des 24 dernières années. Maintenant qu’on sait à quel point il y a de la rigueur derrière ce mot, on peut être assuré que si c’est bio, c’est bio!

Cet article est une collaboration entre RICARDO et le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants et Aliments du Québec.

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